1h00
0h34
#3 la chambre
0h25
#3 la chambre
0h17

Rendez-moi mes morts…
Redonnez vie à ceux que vous m’avez cachés,
Ceux que vous n’avez jamais voulu souffrir,
Ceux que vous avez tués deux fois en silence en me faisant complice…
Rendez moi le premier et tous ceux qui suivirent
Redonnez-moi l’intégrité des justes et laissez moi me défaire de la défroque des robustes,
Sentinelle harassée, d’un souvenir à épargner des eaux froides
Gardienne d’un phare qui s'estompe dans la brume des matins blancs
Epuisée de veiller sur les ombres
De tenter de garder le souvenir vivant

#3 la chambre
0h15
#3 la chambre
0h05
#3 la chambre
0h01
0h00
23h42
23h30
23h15

Les temps sont venus

23h00
22h25
#2 rdv au bar
22h15
#2 rdv au bar
22h05
#2 rdv au bar
22h01
22h00
#2 rdv au bar
21h40
#2 rdv au bar
21h37

Il a dit :
Je sais la mémoire des volontés indisponibles
Je sais l’arme audacieuse de la conscience advenue
Et le déséquilibre des enfants soumis
Je sais la culpabilité

Affranchis-moi des maladresses de l’incertitude
Divertis-moi des exaspérations radieuses
Des obstinations sans bornes
Confies-moi l’insoumission farouche de la liberté sans surveillance

Elle a répondu :
Il faut inscrire dans l’histoire, une rupture qui ouvre l’horizon d’une autre histoire…le temps est venu

21h15

Il faut inscrire dans l’histoire, une rupture qui ouvre l’horizon d’une autre histoire…
Il y a un grand travail destructif à accomplir, balayer, nettoyer
Il faut un rapport juste entre le dire et le faire… Il faut énoncer et en même temps le faire
Il n’est pas nécessaire de renoncer à la poésie pour agir comme révolutionnaire
Mais être révolutionnaire est une nécessité à la condition du poète
La créativité doit permettre d’exprimer ses désirs pour rendre la vie passionnante 
la créativité le plaisir la passion doivent permettre de changer la vie pour transformer le monde
l’art c’est la manière dont un individu se positionne par rapport à sa propre vie

Les temps sont venus

21h11

Demain, le premier rendez-vous est un peu particulier. Il ne s'adresse pas à tout le monde.
C'est vous qui choisirez d'en être ou de rester au lit.

Si vous êtes sûr de vouloir y participer,
appelez sans tarder ce numéro :
07 61 44 20 37
et laissez-vous guider.

21h05
21h00
20h12

RV au bar le Court Circuit place Mazagran....
Côté rue Jangot à 21h30.

20h00
#1 le bivouac
19h55
#1 le bivouac
19h49
#1 le bivouac
19h48

La marelle du monde sans jamais en venir à bout
Un pas à vivre un pas à sourire
La blondeur comme un paysage
Connu et reconnu familier et arpenté
Géographie discernée dans le flot de mille autres visages
Au confluent des aboutissements et des destinations
Elle est une reine déterminée à poser les interrogations inconfortables
Déterminée à l’inévitable
Prête à assassiner les jours mauvais,
Face à lui…
Lui
Son visage au révélateur dans la chambre noire
La Mémoire fragile comme une dentelle de films abimés
Bobines en charpie
Traces en haillons
Au fond de ses yeux l’asthénie des clairvoyants
À ne pas nier la souffrance
Puisqu’elle fait partie du jeu
Conscient des abandons têtus
Quand il se voudrait l’avenir courageux

Les voilà donc
Choisis
Comme ils se sont choisis…

Et on se croise.
On se regarde à peine.
On sait déjà pourtant…

Sais-tu ?
Je suis là pour te rappeler tout ce que tu n’as jamais…

Fermer les yeux sur les secondes à naître
Livrées à nous même
à la joie…à la crainte ?
Bien sûr que non puisqu’ils sont là !

C’est notre histoire à tous
Inscrite dans nos veines
De l’intérieur de nos mémoires
L’histoire de nos urgences et la nécessité du sens de nos survies…

Patiemment
De si haut
Retrouver le chemin qui descend vers les berges
Au creux de soi…
Le sang sur les contours de la pierre élimée
L’odeur du bitume inondé
Plus loin
L’herbe malingre entre les pavés
Et l’eau
L’eau
L’eau qui boit comme un trou
Les souvenirs de ceux qui voient le monde
Au fond
Comme on pleure un désert…

Redis moi d’où tu viens !

Mais garde le silence
Comme on garde un matin
En réponse aux nuits de flanelle

Concession ad vitam aeternam…

Pour tout ornement funéraire
Une eau forte !

#1 le bivouac
19h42
#1 le parvis
19h37
#1 le parvis
19h31
#1 le parvis
19h30
#1 la gare
19h27
#1 la gare
19h24
#1 la gare
19h15
#1 la gare
19h10
#1 la gare
19h08

Prendre la décision
De l’autre à rencontrer

#1 la gare
19h05
#1 la gare
19h03

Se mêler à la ruche travailleuse et agissante
Grossir le flot qui se déplace et emporte
Se sentir presque amalgamer
Pour aussitôt s’extraire
À la croisée d’un regard…

19h00
#1 la gare
18h56

Je suis là face à vous. La ville se dessine au présent.



#1 la gare
18h45

Débarquer
Confronter son existence à la totalité des existences
Admettre l’occurrence d’un corps pensant
Lui aussi dans sa migration
Lui aussi dans sa quête
Dans sa légende et son originalité

samedi
18h42
samedi
16h40
samedi
14h20

Arrêter la destination
La confrontation craintive
Amarrer le voyage…

Se réveiller du soliloque

Redevenir Humain de l’attention portée à tout autre être humain…

Evaluer tant d’histoires
Tant de mots
Tant de sentiments
Entremêler la Fourmilière des trajectoires

Instinctivement choisir la sienne
Pour tricoter ensemble des destinées dépareillées…

samedi
11h20
samedi
9h16

Il y a des lits défaits que je n’ai pas dormi…

Pour retarder l’effacement
J’embrouille l’entrelacs des veines métalliques,
Embarrasse d’aléatoire les cartes des destinations…
M'attache à des visages pour débaucher les perspectives et
Distraire les horizons…
Décourage aussi bien, encore,
La douceur opiniâtre des fatigues qui demandent grâce…

Le but sera toujours le chemin…
Le but sera toujours le vent frileux qui se faufile
Aux habits des pantins en gros draps mâchurés
Attendris par la désinvolture
D’épouvantails crasseux souillé par les corbeaux…
Le but sera toujours d’arracher le sublime
Au quotidien ballant des heures ennuyées
Dans des compartiments ternis
Dans des yeux délavés
Dans la fin qui arrive…
Le but sera toujours le chemin et l’ami détourné pour un temps dans sa destinée.

vendredi
20h50
vendredi
19h02

La nuit devant moi est une étendue incertaine

Nos yeux doivent s’habituer à l’obscurité…
Qu’en est il de notre mémoire ?

Je voudrais voir le monde avec tes yeux
Sais-tu ?
Au regard des étoiles faire renaître l’aube…

Rendre le jour au jour
En silence

Risquer l’urgence
D’un manifeste insolent
Dans l’obscur de l’obstination
Et l’isolement d’un verdict cinglant…

Dans les lambeaux de ma mémoire
Les mots sont des octobre noirs
Ecrits dans un carnet rouge, journal d'octobre
17 octobre...

vendredi
19h00